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Que diffuser sur un écran d’accueil : la règle des trois secondes

Personne ne lit un écran d’accueil. On le regarde trois secondes, entre deux coups d’œil au téléphone. Tout le reste en découle.
4 min de lecture · Aceda Digital

Une vue, une idée

Le temps d’attention accordé à un écran dans un lieu de passage se compte en secondes. Il ne permet de retenir qu’une seule information par vue : une date, un horaire, un numéro, une consigne. Dès qu’une vue en porte deux, aucune des deux ne passe.

La conséquence pratique est simple : ce qui tient sur une diapositive de réunion ne tient pas sur un écran d’accueil. Un document conçu pour être lu assis ne fonctionne jamais debout, à quatre mètres.

La hiérarchie fait le travail

Sur chaque vue, une information doit occuper visiblement plus de place que les autres — en pratique un bon tiers de la surface. C’est elle que le regard attrape, et c’est ce qui décide si la personne continue de regarder ou non. Le reste sert de contexte : le lieu, l’heure, la source.

  • Un titre court, en gros, lisible du fond de la salle.
  • Deux lignes de précision au maximum, en dessous.
  • Un repère fixe en bordure : logo, heure, nom du service.
  • Des contrastes francs — le texte gris clair sur fond blanc disparaît à distance.

Le rythme de rotation

Sept à dix secondes par vue est l’intervalle qui fonctionne dans la plupart des halls : assez long pour lire, assez court pour qu’une personne qui attend voie passer plusieurs messages. En dessous de cinq secondes, la lecture est interrompue ; au-delà de quinze, l’écran paraît figé et on cesse de le regarder.

Une boucle complète devrait tenir en une à deux minutes. Si vous avez plus de contenus que ça, c’est le signe qu’il faut trier, pas allonger la boucle.

La règle

Trois secondes pour comprendre, dix secondes affichées, deux minutes de boucle. Si un contenu ne rentre pas dans ce cadre, il relève d’un affichage papier ou du site internet, pas de l’écran.

Ce qui marche, ce qui ne marche pas

Fonctionnent bien : les horaires d’ouverture, les fermetures exceptionnelles, l’état de la file, les prochaines échéances, les consignes de sécurité, les transports publics à proximité, la météo locale, une actualité de la maison. Ces contenus ont un point commun : ils sont utiles à la personne précisément là où elle se trouve, à ce moment-là.

Fonctionnent mal : les PDF importés tels quels, les tableaux, les paragraphes de règlement, les vidéos avec du son dans un hall silencieux, et tout ce qui suppose de rester deux minutes devant l’écran.

Qui alimente l’écran

Le contenu vieillit vite, et un écran qui annonce encore une manifestation passée décrédibilise tout le reste, y compris les informations justes. Deux décisions à prendre dès l’installation :

  • Une personne responsable par site, même à raison de quinze minutes par semaine.
  • Des gabarits prêts à remplir, pour que la mise à jour soit une saisie de texte et non un travail de mise en page.
  • Une date de fin sur chaque contenu, de sorte qu’il disparaîsse tout seul le moment venu.

On regarde votre cas
en trente minutes.

Un écran, une borne, ou un parc à équiper : envoyez-nous le contexte, on revient avec une proposition chiffrée et sans engagement.